Brumes

Le vent soufflait dans les forêts

Et la lune brillait de son plein

Nuls nuages devant les étoiles

Nul son, sinon l'immense rien

Mais le brouillard formait un voile

Pour la nature qui s'y plaisait

Et sous l'ombre des branchages

La vie vivait de chaque instant

Puis il y eut comme un passage

Qui fit s'arrêter le temps

Oui, sous l'immense ombre qui passait

Chaque être vivant se taisait

On sentait comme une attente

Comme une pause enivrante

Dans tous les cycles de la vie

Oui, dans tous les cycles de l'oubli.