Quand Romuald fut en age de décider, Isardeu,
son père,
lui demanda de partir a la découverte du monde afin de lui en ramener les
merveilles.
Romuald le simple, qui était piètre guerrier, mais fameux chanceux, peut être
par proximité avec l'innocence, dont la plupart des simples sont dotés,
accepta sans rechigner, et parti de son village natal, seul, a cheval.
sur son cheval, ce n'était pas la terre qu'il avait le sentiment de découvrir,
mais l'ensemble des univers, foisonnants et multiples, comme un trésor fini et
infini, inquantifiable.
Parfois il discernait des écumes qui lui rappelait, la nostalgie, d'autre qui
l'établissait dans une douce paix, il vit comment les endroits et les êtres
souffraient et comment ils s'apaisaient.
Dans son voyage il appris plus de mystère qu'un bol magique peut en contenir,
il avait vu sur tout, mais certitude de rien, il restait indéterminé au sujet
de l'indéterminé, et ces trésors immatériels, qu'un jour il rapporterait a
son père, restaient un bagage plutôt léger a coté de celui de ne rencontrer
personne dans ces landes désertiques.
Alors qu'il traversait un endroit ou il lui sembla percevoir des émanations
blanche, Romuald le simple remarqua un vieillard qui le regardait passer.
Il s'approcha donc de lui, observant sa profonde assise dans l'immatériel du
monde ordinaire, dans la sagesse qui tranche le doute.
Il compris vite qu'il vivait ici depuis fort longtemps, et qu'il n'était pas
retourné a la solitude pour de minces causes, cependant, désirant comprendre
cet énigmatique personnage il posa la question:
" Comment vous appelez vous ? "
la voix de l'inconnu vieillard s'éleva donc devant lui, on aurait jurer que le
son embrassait l'espace lui même, a tel point sa voie s'harmonisait aux
profondeurs de la douceur.
et prononça ceci:
"
lune, auréole blanche,
tachée de nacre
sourde, l'eau qui passe sous
le rocher, tranquille;
Joyeux, l'arbre dont les feuilles
pendent dans le jour
lumière, l'esprit qui sourit à la vie
lune, celle dont l'éthique et la constance
est un soleil de sagesse
moi, ciel majestueux
d'un printemps d'aurores.
Je suis le vénérable
"Sage en la bonté."
"
Sur ces quelques mots le simple Romuald resta comme figé de glace,
il se demandait s'il avait devant lui un ancien,
ceux dont on trouve la trace dans les écrits religieux
Ou si c'était simplement un vieillard qui ne parlait que par énigme,
il desirait continuer la discussion mais aucun mots ne venait a sa bouche.
Observant les difficultés de son interlocuteur voyageur,
a passer par dessus les rudes distances des prononciation,
le vieillard, animé de sympathie, vint cueillir la fleur du silence a son
intention, et continua:
"
Je comprend, preux simple des voie intemporelles
votre circonspection quand a aborder la montagne de nos différences ,
mais passez donc par dessus, cela serait plus simple, pour vous du moins."
Romuald se détendit et demanda,:
" pourquoi me parliez vous de la lune, alors que je demandais votre
nom!"
"Preux simple des voies ordinaires,
quand on te demande ton nom,
énonce aussi le caractère immuable de l'essence des noms,
car toute personne provient d'une famille,
nous prononçons aussi la famille de signes dont nous provenons,
les sages on toujours fait ainsi.
Pourquoi te parlais je de la lune?
"Blanche, reflet égaré
d'une lumière pure
peut être la porte
au bout du voyage.
Falaise, regard profond
de la montagne,
Corps qui s'affaisse
Qui ressort
en souvenir du passé.
Subtil, jeu bienheureux de l'intelligence
qui honore la complexité des détails
infinis, de la danse des atomes, en cette soirée
Sublime, voie des êtres qui veulent allier profonde, grandeur et existence
Moi, moinillon posé sur les branches de cette étoile,
Je magnifie la blanche falaise de la subtile réalité.
Je réalise la blanche falaise de la subtile magnificence."
"n'êtes vous pas là imprudent de m'avouer pareil crime?
"Vous n'êtes pas aussi simple que vous en avez l'air, Romuald, c'est bien, c'est fort bien, c'est ainsi, les phénomènes sont non localisés."
"Comment savez vous mon nom alors que je ne vous connaît pas?"
"Ne vous connaissent pas ceux qui vous nommèrent Simple, Romuald,
Votre naturel est la persévérance non la simplicité, mais beaucoup ne savent nommer ce qui les dépassent.
Comment croyez vous que j'ai atterri dans ces landes désertiques?
Par émanation ?
Non preu Romuald, j'ai quitté l'irréel pour rejoindre l'existence,
mais l'existence n'est pas une jungle dangereuse,
ce sont des landes désertiques ou les interlocuteurs sont rares.
N'ignorez donc pas que je sais aussi comment votre père vous demanda de partir a la poursuite de l'impossible.
Rentrez chez vous, dites lui comme il n'y a aucun trésor dans des landes désertiques, demandez lui de quoi vous installez ailleurs,
et vous aussi Romuald, quittez votre devoir et rejoignez votre vie, dégagez vous tout de suite de ce trop lourd fardeau,
Rentrez l'annoncer a votre père, sans lui en vouloir car vous comprendrez plus tard comment la sagesse est impossible mais miraculeuse les voies de son obtention.
Il vous demandait de partir a la découverte de vos propre merveilles, de vous affirmer la ou vous étiez simple, pour eux du moins, mais les étendues de ce monde sont pauvres en richesses et riches en enseignements.
Moi même, vieillard perdu a la frontière des temps, habitant des landes désertiques des solitudes, je ne suis pas tiré d'affaire, mais vous Romuald, courez a votre salut."
Sur ces mots, le preux Romuald (c'est ainsi qu'il décida de ne plus se nommer simple)
Compris l'immense sagesse de son père, retourna à sa demeure, lui dévoila le déroulement de son voyage, reçu de lui de quoi partir, et s'installa dans un lieu fort agréable, qu'il avait remarqué lors de ses errances, non loin de celui des émanations blanches,
dans le lieu ou il habite, maintenant depuis fort longtemps, on dit que la lumière nous parvient même sous un ciel orageux, que de partout on est entendu sans même ouvrir la bouche.
On dit que tout est beauté,
et nous ne nous perdons plus dans les détails,
des affinités.
Fin du chapitre des voyages du preu Romuald--------------- Les contes des frontières troubles